Another Note : Death Note the BB Case

Another Note : Death Note the BB Case
Death Note a également été adapté en roman, "Another Note : The BB Case", de Nishio Ishin(et illustré par Takeshi Obata *.*), qui relate l'enquête de L en association avec Naomi Misora, dont le narrateur est Mello. J'en ai trouvé un traduction anglaise (sur DeathGod.Org, le meilleur site en anglais sur Death Note), que je re-traduis en français, et que je mets en ligne sur Skyblog^^ Bon ce n'est évidemment pas une traduction complète (le bouquin faisant 178 pages XD) mais plutôt un résumé très complet.

# Posté le samedi 14 avril 2007 04:38

Prologue : How To Use

Prologue : How To Use
Tout commence avec le meurtre de la troisième victime de Beyond Birthday. Il est, en gros, en train de tester pour voir si une personne peut mourir d'une hémorragie interne sans que cela endommage ses organes. Devant son échec, il termine son meurtre au couteau.

Le narrateur interrompt ici sa description pour préciser ce qu'est réellement cette "Note". Le plus important est L, le plus grand détective de ce siècle. L a déjà résolu plus de 3500 affaires parmi les plus difficiles au monde, et envoyé autant de criminels à l'ombre.

Le narrateur dit que cette histoire est la Note de L et la sienne. Il pense que cette "grosse tête de saleté de Near" sera sans doute le premier à la trouver, et dans ce cas va probablement la déchirer voire la brûler. Il veut, et il sait que Near en souffrira, parce qu'il connaît un L dont Near lui-même ne sait rien. Ou peut-être que cela finira dans les mains de Kira, ce qu'il souhaite également. Contrairement à L, Kira a besoin du pouvoir du Death Note et d'un stupide Shinigami.

Il déclare ensuite qu'il est l'une des rares personnes au monde à avoir rencontré L, et que cette Affaire Beyond Birthday est l'un de ses plus importants souvenirs de "l'ombre au sommet du monde". D'abord parce que c'est la première fois que L se fait appeler Ryûzaki.

"Je suis Mihael Keehl, ou Mello, j'ai été appelé ainsi, une fois, mais c'était il y a longtemps."

# Posté le samedi 14 avril 2007 04:42

Page 1 : Communication

L'affaire des Meurtres en série de Los Angeles BB était aussi connue comme "l'affaire du tueur en série secret" ou l'affaire du tueur des poupées".

Nous sommes le 14 août 2002, 8h15 du matin, lendemain du meurtre de la troisième victime de Beyond Birthday. L'agent du FBI Naomi Misora se réveille dans la chambre de son appartement, déjà vêtue de son pantalon et de sa veste en cuir. Elle a passé la nuit sur sa moto et s'est couchée sans prendre le temps de se changer.

Misora était "en congé" du fait d'une erreur assez monumentale qu'elle avait faite, environ un mois avant que les BB Meurtres en série de Los Angeles ne commencent. A ce moment, elle se demandait sérieusement si elle ne ferait pas mieux de quitter le FBI et de retourner au Japon.

Décidant qu'une douche lui ferait le plus grand bien, elle sortit du lit et nota que son ordinateur portable était allumé, bien qu'elle ne se souvienne pas l'avoir utilisé. Après s'être changée, elle se dirigea vers l'engin. Son écran de veille était en marche, et lorsqu'elle secoua la souris, elle s'aperçut que sa boîte de réception était en route, et qui plus est qu'elle avait un nouveau message. Se demandant si elle ne s'était pas endormie en le lisant, elle l'ouvrit. Son expéditeur était Raye Penber, son collègue au FBI et par ailleurs son petit ami.

"Mlle Naomi Misora,
Je suis désolé d'avoir à vous contacter d'une manière aussi déplacée.
J'ai besoin de votre collaboration afin de résoudre une enquête. Si vous acceptez, veuillez s'il vous plaît accéder au serveur Funny Dish, troisième section, le 14 août à 9h. L'antivirus permettra la connexion pendant cinq minutes.
L."

Il ajoutait qu'il s'excusait d'avoir utilisé l'adresse de Raye pour envoyer le message, mais il avait pensé que c'était la voie la plus sûre de la joindre.

Naomi relut le mail plusieurs fois, vérifiant la signature : L. Elle crut tout d'abord qu'il pouvait s'agir d'une plaisanterie de la part de Raye, mais il n'aurait pas osé utiliser le nom de L.

Elle partit remettre ses idées au clair, prenant sa douche, séchant ses cheveux, buvant un café pour arriver à la conclusion que, bien qu'elle ne soit pour ainsi dire plus un agent du FBI, elle devait répondre à l'appel puisqu'il venait de L. Il avait probablement piraté et allumé son ordinateur pendant qu'elle dormait, ce qui au passage l'attrista légèrement : ce PC était tout neuf !

A 8h55, Naomi s'assit face à l'écran et traversa sans peine la protection du serveur. Malgré ses faibles connaissances en informatique, elle y parvint sans peine. A peine était-elle connectée que l'écran devint entièrement blanc et la lettre "L", calligraphiée en écriture gothique, s'y peignit en noir.

"L" lui parla directement par les enceintes du portable, sa voix déguisée, bien sûr. Chaque fois qu'il prononçait son nom, elle ne pouvait s'empêcher d'avoir une étrange sensation, un peu comme si on la présentait à un show télévisé, quoique cela ne lui soit jamais arrivé. Après tout c'était "le" L, le plus grand détective du monde, capable de commander au FBI et à Interpol, qui s'adressait à elle par son nom.

Quant à elle, son ordinateur ne disposant pas d'un micro, elle ne pouvait pas parler directement à L, et écrivait donc à la place. Etant donné qu'ils n'avaient que cinq minutes pour communiquer directement, il alla droit au but et demanda presque aussitôt si elle avait entendu parler de l'affaire des Meurtres en série de Los Angeles BB. Un peu ennuyée, elle lui répondit qu'elle ne connaissait pas les détails, et il lui expliqua qu'il y avait eu jusqu'ici trois victimes, et qu'il y en aurait sans doute d'autres.
"Je veux régler cette affaire" lui dit-il "Je dois arrêter ce tueur. Et pour cela, j'ai besoin de vous, Misora Naomi-san." Elle lui demanda "Pourquoi moi ?", ce qui aurait pu être compris comme "Pourquoi est-ce que je devrais vous aider ?". Il lui répondit qu'elle était, en matière d'investigation, l'une des meilleurs au FBI. Lorsqu'elle rétorqua qu'elle était en congé pour le moment, il lui dit qu'il le savait déjà.

Même s'il y avait déjà eu trois assassinats, cette affaire n'aurait sans doute pas intéressé le FBI, c'est pourquoi L me contacte directement, sans passer par l'intermédiaire du bureau central, supposa-t-elle. Mais, pourquoi L en personne travaillerait-il sur une enquête que le FBI refuserait ?

Elle regarda l'heure. Il lui restait moins d'une minute. Elle n'avait après tout rien d'autre à faire dans l'immédiat, et peut-être pourrait-elle ainsi "rattraper" sa bévue... Elle accepta et promit à L de lui fournir autant d'aide que possible.
"Merci beaucoup. J'étais sûr que vous ne refuseriez pas." Durant les quelques secondes qui restaient, il lui indiqua comment le contacter et autres informations nécessaires.

Mello nous donne alors les détails de l'affaire LA BB. Le 31 Juillet 2002, dans une chambre à Insist Street, à Hollywood, un homme célibataire du nom de Believe Bridesmaid fut tué.
Bridesmaid était un auteur indépendant qui écrivait pour plusieurs magazines sous différents noms de plume. Il mourut d'asphyxie, après avoir été drogué puis étranglé avec une corde. Rien n'indiquait qu'il s'était débattu.

Le second assassinat avait eu lieu quatre jours plus tard, le 4 Août, dans un studio de la banlieue. La victime était cette fois une femme nommée Quarter Queen, qui fut également droguée puis tuée d'un coup à la tête, avec un objet contondant ressemblant probablement à une batte.
Il n'y aurait à première vue aucun point commun entre ces deux meurtres, si ce n'étaient les poupées qu'on retrouva dans les deux cas clouées au mur. Le meurtrier laissa quatre poupées à Insist Street et trois dans Third Avenue.

Ces poupées étaient la seule piste pour la police. Il ne semblait y avoir aucun lien entre Believe Bridesmaid et Quarter Queen. Rien n'indiquaient qu'ils connaissaient chacun le numéro de téléphone de l'autre, ni n'étaient en possession de sa carte de visite. Quarter Queen n'avait d'ailleurs ni portable ni carte de visite pour les affaires, puisqu'elle était une jeune fille de treize ans. A la rigueur, il y aurait pu avoir un rapport entre sa mère de 44 ans et l'écrivain, mais tel n'était même pas le cas.

Neuf jours plus tard, le 13 Août, le troisième et dernier meurtre à ce jour eut lieu. Cette fois, on retrouva deux poupées sur la scène du crime. Une de moins à chaque fois. Cette fois, la victime se trouvait à West Side, près de la Glass Station Metro Rail, dans une maison. Il s'agissait de
Backyard Bottomlash, une employée de banque de vingt-huit ans. Son âge se trouvait donc entre celui des deux précédentes victimes. Et évidemment, elle n'avait aucun rapport avec eux, et la méthode employée pour la tuer était complètement différente : elle mourut par un saignement important.

Dans tous les cas, le tueur ne laissa derrière lui ni traces ni indice, et le dossier fut classé sans avoir été résolu.

A l'exception des poupées, on retrouva un autre point commun entre les trois assassinats, un point commun qui attira l'attention de Naomi : dans chaque cas, on avait affaire à un meurtre en chambre close.

Le lendemain de leur communication, Misora se mit au travail. Elle s'habilla en vêtements "civils", sans badge ni menottes, d'abord parce que cela ne lui serait d'aucune utilité et pourrait même être un handicap dans ce cas, et plus généralement parce qu'elle n'était pas le genre de détective à travailler sur des affaires qui nécessitaient ces accessoires. Un peu après midi, elle arriva devant la résidence de la première victime. Elle pensa aussitôt que cette maison était bien grande pour un écrivain solitaire.

Elle composa sur son portable le numéro que L lui avait donné, et entendit rapidement au bout du fil cette même voix brouillée que la veille. Après lui avoir demandé si elle se trouvait à l'intérieur ou à l'extérieur de la propriété, et s'être entendu répondre qu'elle était dans la rue en face de la maison, il lui dit d'aller à l'intérieur, la porte n'étant pas verrouillée.

L'attitude de L la heurta profondément, mais elle ravala les paroles désagréables et les quatre vérités qu'elle avait envie de jeter à la face, par ailleurs inconnue, de ce type qui ne lui faisait même pas assez confiance pour lui faire entendre sa vraie voix et qui se contentait de donner des ordres de loin en la laissant faire tout le "sale boulot". Le moment étant malvenu pour se mettre en colère, elle obéit malgré tout et décida de commencer par la chambre, scène du crime. Elle remarqua alors que, bien que le meurtre ait eu lieu près de deux semaines auparavant, il n'y avait pas de poussière sur le sol, ni autre part.

Elle demanda alors à L la raison de sa présence ici, avec en poche les informations de la police sur les trois homicides. Il lui répondit qu'il voulait qu'elle trouve quelque chose qui aurait échappée à la police, et qui serait devenu plus remarquable après quelque temps. Ce qu'il espérait plus particulièrement trouver, c'est la connexion entre les victimes, et si une telle connexion demeurait introuvable, comment le meurtrier avait trouvé ses cibles, et si il les avait choisies au hasard.

Misora ne comprenait pas tout, mais elle décida de ne pas poser plus de questions. En ouvrant la porte de la chambre, elle releva la présence d'une chaîne de sécurité. Les pièces où avaient été tuées les deux autres victimes disposaient également, pour ce qu'elle en savait, d'un tel système de fermeture, qui faisait de ces meurtres des meurtres en chambre close. Est-ce que cela pourrait être le lien que cherchait L ? Elle supposa que non: ce point commun lui avait sauté aux yeux tout de suite, et la police, ou à défaut, L, l'auraient sans aucun doute remarqué.

La chambre n'était pas spécialement vaste, et assez peu meublée. Le lit occupait le milieu de la pièce, et contre les murs, se trouvaient des étagères avec différents livres : des guides, des bandes dessinées japonaises, entre autres. Elle nota que Believe Bridesmaid gardait sa vie privée séparée de son travail, à la différence de la plupart des écrivains indépendants.

L lui demanda alors ses opinions et premières impressions sur le coupable. Elle lui dit que son avis n'apporterait sans doute pas grand-chose, mais comme il insistait, elle lui répondit qu'elle trouvait que chaque point de ce meurtre était étrange. Notamment, les empreintes digitales. Aucune n'avait été retrouvée, ce qui n'avait en soi rien de formidable, mais le meurtrier avait été jusqu'à essuyer chaque centimètre carré, jusqu'aux abat-jour, effaçant même les empreintes de sa victime, alors qu'il lui aurait suffi de porter des gants. Cette singularité maniaque se retrouvait dans chacun des trois cas. L approuva cette remarque, ce qui laissa Misora sans voix.

Elle lui dit ensuite qu'elle ne pensait pas pouvoir trouver le moindre indice supplémentaire, et que le coupable ne semblait pas avoir commis la moindre "erreur" (mot qui lui rappela sa propre erreur un mois auparavant). L acquiesça, mais lui dit "Si il y a quelque chose qui ne soit pas une erreur. Une preuve laissée exprès derrière lui."

Elle commença par le questionner, mais pensa vite qu'il pouvait avoir raison. Elle revérifia les différents points (la fermeture des portes; les meurtres eux-mêmes dont il ne restait aucune trace mais qui ne pouvaient être des suicides), ce qui l'amena à examiner les poupées sur le mur.

C'étaient des objets peu coûteux, probablement trouvables dans la première boutique venue pour trois dollars. Elle ferma la porte, la verrouilla et balaya la pièce du regard, pensant aux quatre poupées, une sur chaque mur. Bien sûr, elles n'étaient plus là, et elle observa les photos prises sur la scène du crime. Elle se concentra sur la dernière, prise dans l'hôpital où Believe Bridesmaid avait été envoyé. Il y avait de nombreux coups, probablement de couteau, sur sa poitrine, mais ce n'était pas ce qui l'avait tué. Ces blessures lui avaient été faites après sa mort.

Misora suggéra qu'il avait peut-être été tué à cause de ce qu'il avait écrit, puisqu'il travaillait dans des magazines de potins. L rejeta aussitôt cette hypothèse, qui n'incluait aucun lien avec les deux autres victimes. D'un autre côté, le caractère sinistre des assassinats devenait de pire en pire avec chaque victime. Il lui demanda aussi si elle pensait que le meurtrier tuait au hasard, ce à quoi elle lui répondit par la négative. Elle commençait à croire qu'effectivement, le coupable avait laissé des indices derrière lui à dessein.

Elle songea ensuite aux lieux des crimes : Hollywood, Downtown, West Side, et pensa qu'il avait dû tuer dans des endroits aussi différents pour ajouter encore à la confusion de la police, en les forçant par ailleurs à y déléguer plusieurs unités. Et en tuant une enfant, il ajoutait des questions supplémentaires. Elle indiqua donc à L qu'elle ne croyait pas qu'il y ait un lien entre les victimes.
L lui dit alors qu'il pensait qu'il y aurait une quatrième victime. Misora savait que c'était une possibilité, mais les meurtres pouvaient aussi bien s'arrêter à trois ou continuer jusqu'à cinq ou plus. Devant sa réaction clairement dubitatif, il lui rappela le nombre des poupées : logiquement, il ne pouvait en rester qu'une, puisque le nombre de poupées décroissait d'une à chaque fois. Il lui précisa qu'il en était sûr à plus de 90%. Il était sûr aussi qu'il y aurait une victime de plus, mais pas deux, car alors il devrait laisser zéro poupée pour continuer sa suite logique, et le lien ne pourrait alors plus être fait. La probabilité pour qu'il y ait un cinquième meurtre était pour lui de 3%.Naomi comprit et murmura "Alors, la prochaine fois serait la dernière". L lui répondit "La dernière n'a pas encore eu lieu. Il n'y aura pas de prochaine fois. Maintenant que nous sommes là."

L lui dit ensuite qu'il l'avait choisie à cause de ses talents réputés de détective. Elle lui demanda si il était vraiment au courant qu'elle ne travaillait pas en ce moment. Il lui de que oui, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle il lui avait demandé son aide à ce moment. Elle lui dit alors qu'il devait dans ce cas savoir la raison de cet état des choses. Et fut surprise de l'entendre répondre : "Non, je ne sais pas vraiment... vous voulez que je trouve ?" Il lui dit que cela ne le regardait pas, et lui demanda si il était préférable qu'il sache, et si oui, de lui donner une minute pour chercher. Misora, une fois remise de sa stupéfaction, lui répondit que ce n'était pas la peine et enchaîna en lui demandant ce qu'elle devait faire pour empêcher le quatrième meurtre. Il lui demanda de chercher quelque chose comme un message et commença à lui parler de quelque chose qui n'était pas dans le rapport, une lettre envoyée au Quartier Général de Los Angeles Police Department le 22 juillet, soit neuf jours avant le premier meurtre.

Aucun enquêteur n'avait pensé que cela ait pu avoir un rapport avec cette affaire. Lui-même n'en était pas entièrement certain, mais sûr à 80%. La lettre consistait en une grille de mots croisés dans une enveloppe. Cela n'impressionnant pas Naomi plus que cela, il lui demanda de ne pas le prendre à la légère. Il s'agissait d'une grille très difficile, tellement que personne au LAPD ne put la réussir. En conséquence, on avait pensé que ce n'était qu'une plaisanterie, mais L se l'était tout de même fait envoyé par une "connexion spéciale", c'est pourquoi Misora ne l'avait pas dans son dossier. L lui dit ensuite qu'il avait terminé cette grille de mots croisés et que s'il ne se trompait pas, la grille indiquait l'adresse de la première victime.

221 Insist Street à Hollywood. Il s'agissait donc d'un avertissement, et le meurtre n'avait pas pu être empêché car personne n'était parvenu à résoudre cette grille. Cependant, bien qu'il ait cherché dans toute la Californie, il n'avait trouvé aucun avertissement pour les second et troisième meurtres. Il releva ensuite l'intervalle de neuf jours entre l'avertissement et le premier meurtre, et entre le deuxième et troisième meurtre. Le nombre 9 pouvait donc signifier quelque chose pour le tueur.
Misora lui rappela alors qu'entre le premier et le deuxième meurtre, quatre jours seulement s'étaient écoulés. Neuf-quatre-neuf. L dit que quoi qu'il en soit, le coupable avait laissé des avertissements, et qu'il restait très probablement des indices dans la maison.

L lui dit alors qu'il s'en excusait, mais qu'il devait interrompre la communication, car il y avait certaines choses qu'il devait faire. Misora pensa qu'il devait probablement travailler sur plusieurs affaires à travers le monde. Il lui dit d'un ton confiant qu'il attendait de recevoir ses bonnes nouvelles, et lui demanda, la prochaine fois qu'elle l'appellerait, d'utiliser la Ligne 5.

Elle éteignit le portable et le mit dans son sac, puis commença avant tout par examiner la bibliothèque. Il y avait là 57 livres, étroitement serrés dans les étagères. Elle passa un temps qui lui parut interminable à les sortir et à en feuilleter chaque page, cherchant le moindre signet, la moindre anomalie qui aurait pu constituer un indice. Tous les ouvrages avaient été soigneusement essuyés par le meurtrier. Elle ne trouva rien qui put être le début d'une piste, et observa le lit, sans rien y trouver de plus. Elle pensa à plusieurs autres endroits où un message aurait pu être caché, et réalisa que le tueur, avec les indices qu'il avait laissé, disait "Vous ne pouvez rien contre moi", "Vous ne pouvez pas gagner". Mais... à qui s'adressait-il ? La police, la société, le monde...mais elle avait le sentiment que c'était plus personnel.

Ce qui l'amena à se dire "Quelque chose qui devrait être dans la chambre, mais qui n'est plus là...". Les poupées ? Non, Believe Bridesmaid. Elle regarda les photos prises sur la scène du crime. Si il y avait un message laissé sur la victime elle-même...Sur l'une des images, Bridesmaid portait un T-shirt, couvert de sang, mais sans aucune déchirure, comme si on le lui avait enfilé après l'avoir tué. Enfin, sur une photographie de l'autopsie, elle remarqua que les blessures avaient la forme de lettres de l'alphabet : V, C, M, V, X, D, trois I, L.

Misora pensa qu'elle aimerait bien avoir l'avis et les observations des enquêteurs sur le sujet, mais elle n'avait pas de badge et on la prendrait sans doute pour une curieuse. Elle décida donc de vérifier les autres chambres, quoiqu'elle soit presque certaine de ne rien y trouver. Elle réalisa soudain qu'elle n'avait pas regardé sous le lit. Alors qu'elle se penchait, elle vit une main en émerger lentement. Elle fit un bond en arrière, et reprit de justesse son équilibre, tentant de garder tout son sang-froid d'agent du FBI relativement expérimenté. Elle regretta de ne pas avoir d'arme.
"Qui... non, qu'est-ce que tu es ??!!!" cria-t-elle. La personne (c'en était bien une) sous le lit s'en extirpa en prenant tout son temps, jusqu'à être à quatre pattes par terre. Elle commença à se demander depuis combien de temps il était là et s'il avait entendu sa conversation avec L. "Réponds-moi ! Qui est-tu ?? " Cria-t-elle à nouveau, en portant une main à sa poche, pour faire semblant d'avoir un revolver.

C'était un jeune homme dont elle ne parvenait pas à déterminer l'âge, qui portait un jean trop grand pour lui et un T-shirt blanc. Il releva la tête. Il avait des cheveux ébouriffés, des yeux noirs grands ouverts, si cernés qu'ils lui firent vaguement penser à des yeux de panda. Il se releva. Il semblait assez grand, mais se tenait si courbé qu'il faisait près de deux têtes de moins que Naomi.

Il releva la tête et son regard étrange vers elle. "Je suis enchanté de vous rencontrer. Appelez-moi Ryûzaki, s'il vous plaît."

# Posté le samedi 14 avril 2007 04:50

Page 2 : Luxaky (Ryûzaki)

Un petit retour en arrière à propos de L, le meilleur détective sur Terre. Depuis la Seconde Guerre Mondiale, il y a eu trois grands détectives : L, Erald Coyld, et Donuve, mais en réalité, il s'agissait d'une seule et même personnes. Mello décrit alors L plus précisément, approfondit le sujet des noms L et Ryûzaki, et ce que "L" signifie pour L.

Retour à Hollywood. "Ryûzaki" et Naomi sont assis dans un canapé de prix du salon. Le jeune homme donna à l'agent du FBI une carte de visite qui le définissait comme "Ryûzaki Ruee". Misora regarda attentivement le garçon en face d'elle. Il était assis les genoux repliés sur la poitrine, les bras autour des jambes, comme un petit enfant. Elle examina à nouveau la carte de visite. "DETECTIVE Ruee Ryûzaki".

Masquant autant que possible son étonnement, elle lui demanda s'il était un détective privé. Il lui répondit qu'il était plutôt un "détective non privé". C'est-à-dire qu'il n'avait pas de licence. Elle pensa que si elle avait un crayon, elle aurait écrit "DÉMENT" sur la carte, mais elle se contenta de la poser sur la table.

Elle lui demanda alors ce qu'il faisait dans cette maison, autre manière de dire poliment "Qu'est-ce que tu fichais sous le lit d'une chambre dans une propriété privée ?". Il répliqua qu'il était simplement en train d'enquêter, comme elle, apparemment. Elle trouva soudain ses yeux de panda grand ouverts effrayants. Il continua en lui disant qu'il avait été engagé à la demande d'un parent de Bridesmaid. Pendant qu'il parlait, elle fut prise d'une inquiétude : qu'avait-il entendu de sa conversation avec L ? Elle pensa que si elle avait encore fait une erreur et mis l'enquête en danger, alors elle était devant un problème assez considérable.

Ryûzaki quand à lui semblait persuadé que Misora était un détective privé, et elle décida de ne pas le détromper. De toute manière, elle n'avait pas son badge et était en "vacances". Elle se contenta de préciser qu'elle était à la recherche de l'assassin qui avait tué ces trois personnes. "Dans ce cas, nous pouvons nous aider l'un l'autre".

"Alors...Vous avez trouvé quelque chose sous le lit ?"
"Non, je me suis juste caché en entendant quelqu'un arriver"

Naomi en doutait fortement. Il se dirigea vers la chambre en disant qu'il voulait vérifier encore une fois que le coupable n'y avait rien laissé. Il lui demanda si elle accepterait de travailler avec lui, mais elle lui répondit qu'elle allait devoir refuser, car son contrat était privé et secret.

"Ryûzaki-san, vous aussi, vous devez en avoir une, n'est-ce pas ? Une clause confidentielle..."
"Non, j'en ai pas."
"En tant que détective, il est impossible que vous n'en ayez pas !"
"Je vois. J'en ai une, dans ce cas."

Ne lui laissant pas le temps de poser des questions, il lui dit que résoudre cette affaire était la priorité, et que dans cette optique il voulait partager ses informations avec elle. Elle refusa, mais il lui dit que qui, de lui ou d'elle, réussissait en premier n'avait pas la moindre importance. Elle resta sur la défensive, se demandant à quoi jouait cet étrange jeune homme. Il lui dit qu'elle lui dirait plus tard ce qu'elle décidait, mais qu'il voulait d'abord lui montrer quelque chose. Il extirpa de la poche de son jean une feuille de papier et la lui tendit.

Elle l'ouvrit pour découvrir une grille de mots croisés qui était résolue. Le garçon fixait sur elle son regard à la fois vide et tellement pensif.

"Mais... c'est..."
"Oh, vous en avez déjà entendu parler ?"
"Ah...Non, non, pas du tout, c'est que...c'est surprenant"

Elle s'aperçut brusquement qu'il était en train de guetter la moindre de ses réactions. Confirmant ses soupçons, il lui raconté l'histoire de ce bout de papier, envoyé au LAPD où personne n'avait pu le résoudre, l'adresse qui était cachée dedans... Elle nota au passage à quel point cette grille était difficile. Est-ce que c'était Ryûzaki qui l'avait résolue...?

Il lui dit qu'elle pouvait garder la grille et qu'il pensait que le meurtrier avait laissé un message derrière lui, quelque part dans la maison. Juste comme L, pensa Misora. Est-ce qu'il a juste écouté ma conversation avec L, ou alors...? Elle se posait de plus en plus de questions sur ce détective trop jeune, trop étrange, qui sortait qui plus est de nulle part.

Ryûzaki lui demanda de l'excuser, sauta du canapé et se dirigea droit vers la cuisine. Là, il ouvrit le réfrigérateur, en sortit quelque chose et réintégra le canapé, laissant la porte du frigidaire grande ouverte. Il avait ramené un grand pot de confiture de fraises. Devant son air interrogatif et passablement scandalisé (il est vrai que Bridesmaid n'est plus en état de déguster de la confiture, mais de là à carrément la prendre dans sa cuisine en ayant l'air de trouver cela tout à fait naturel, il y avait une marge, tout de même) il lui expliqua que c'était lui qui l'avait amené, et que c'était l'heure de manger. Naomi ne pouvait s'empêcher de le regarder avec des yeux ronds. Pourquoi n'avait-il pas ramené de pain ? Ajoutant à sa confusion, le garçon ouvrit le pot, plongea sa longue main dedans et commença à manger, quoique le verbe "se goinfrer" eût été mieux choisi dans cette circonstance.

"Mmmh ...? Quelque chose ne va pas, Misora-san ?"
"Vous...vous avez une drôle de façon de prendre votre déjeuner..."
"Vraiment ? Je pense que c'est normal."

Il s'interrompit pour ingurgiter une poignée de confiture.

"Quand j'utilise ma tête, j'ai envie de quelque chose de sucré. Pour faire un bon travail, le mieux, c'est la confiture. Le sucre est très bon pour les neurones. Pour les miennes, en tout cas."
"Je... Je vois..."

La jeune femme pensa que ce n'était pas de sucre dont il avait besoin. Dans cette position, la main dans le pot de confiture et des taches sur le visage, il lui fit penser à Winnie l'ourson, à ceci près qu'il n'était pas un mignon petit ours jaune et rond, mais un jeune homme grand, qui se tenait bizarrement, et étrangement maigre pour quelqu'un qui mange un pot de confiture en guise de casse-croûte. Après sa quatrième excursion manuelle dans son pot, il se mit à lécher ce qui restait au fond. Il tourna sa figure barbouillée vers Naomi pour lui dire qu'il avait une autre boîte en réserve dans le frigo, si elle voulait. Elle s'empressa de décliner l'offre aussi poliment que possible. Tout en se pourléchant les mains, il sauta sur ses pieds en s'exclamant qu'ils devaient continuer leur investigation.

Une fois qu'ils furent à nouveau dans la chambre, Ryûzaki se laissa tomber à quatre pattes et commença à fouiner partout dans cette position. Devant son air ébahi, il lui demanda si quelque chose n'allait pas et lui dit qu'elle devrait le rejoindre sur le plancher. Elle secoua la tête et se hâta de changer de sujet, disant qu'ils ne trouveraient probablement rien, puisque la police n'avait rien trouvé. Ryûzaki répliqua que la police n'avait pas non plus remarqué la grille de mots croisés.

Misora pensa qu'elle pouvait bien lui faire part d'une petite information. Son avis pouvait être intéressant. Elle lui montra donc une photographie de la victime. Il la félicita d'avoir réussi à obtenir un tel élément de la police, ce qui l'amena à lui demander aussitôt où lui-même était parvenu à avoir cette grille de mots croisés. "C'est une clause confidentielle." S'entendit-elle répondre.

Elle ignora sa légère ironie et lui fit observer que les blessures sur le corps de Bridesmaid avaient la forme de lettres. Il jeta un coup d'½il puis lui dit que ce n'étaient pas des lettres, mais plus probablement des chiffres romains. Ainsi, les lettres devenaient les nombres : 16, 59, 1423, 159, 13, 7, 582, 724, 1001, 40, 51, 31. Ryûzaki relevait les nombres très rapidement, mais il dit qu'étant devant une photographie, il se pouvait qu'il se trompe. Cela dit, il était sûr à 80% de ce qu'il avançait.

Ryûzaki dit que toutefois, ils n'étaient pas sûrs pouvoir réellement prendre les blessures comme un indice laissé par le meurtrier, et que cela pouvait les mener sur une fausse piste. A ce point de la conversation, Misora s'excusa et prétexta devoir refaire son maquillage.

Une fois enfermée dans la salle de bains du premier étage, elle composa le numéro de la ligne 5 pour joindre L. Elle lui parla de ce type étrange et prétendument détective et du fait qu'il était en possession de la grille de mots croisés dont il lui avait parlé un peu plus tôt. Elle lui demanda ce qu'elle devait faire, et L lui répondit par une question :

"Est-ce qu'il présentait bien ?"
"Pa...Pardon ?
"Je demande si ce détective présentait bien. "
"Ah...non, pas du tout."

Misora continua en lui disant que si elle n'était pas en congé, elle l'arrêterait, et qu'elle pensait qu'on devrait le faire enfermer. Ce qui laissa L sans voix. Une fois qu'il recommença à parler, il lui dit de laisser ce Ryûzaki travailler avec elle, mais de ne pas le quitter des yeux. Il pourrait l'aider dans ses réflexions. L demanda également où elle se trouvait en ce moment, et où était Ryûzaki, elle lui expliqua qu'elle téléphonait depuis la salle de bain, tandis que Ryûzaki était encore au rez-de-chaussée. Il lui dit de retourner en bas, et aussi de vérifier si il avait bien été engagé par un parent de Bridesmaid. Enfin, il lui dit qu'elle pouvait l'appeler sur cette ligne quand elle voulait.
Lorsque Naomi rouvrit la porte de la salle de bain, elle se trouva nez à nez avec Ryûzaki. Le jeune homme lui dit qu'il avait trouvé un nouvel indice, mais que comme elle mettait du temps à revenir, il était venu l'attendre là. Misora se demanda s'il avait tout entendu, et si il n'était pas plutôt en train de l'espionner.

Alors qu'ils se dirigeaient de nouveau vers la chambre, Ryûzaki lui dit d'un ton parfaitement neutre :
"Vous étiez dans la salle de bain, mais je n'ai entendu ni le lavabo ni la chasse d'eau...que faisiez-vous ?"
Naomi le regarda, éberluée. Elle n'y avait absolument pas pensé.
"... Je... C'est une question vraiment indiscrète..."
"Oh, dans ce cas oubliez-la s'il vous plaît. Ceci étant dit, pour le cas ou vous me prendriez pour un pervers, je ne pensais pas du tout à ce genre de chose mais simplement à l'hygiène ".
Réalisant son erreur, elle décida de lui dire la vérité : elle était au téléphone, et il y avait des choses dont elle avait parlé et qu'elle ne voulait pas qu'il sache. Il ne parut pas vexé, et se contenta de lui conseiller à l'avenir de ne pas oublier de tirer la chasse d'eau, pour le camouflage.

Revenus dans la chambre, Ryûzaki se remit à quatre pattes par terre et se dirigea vers la bibliothèque. Il lui dit que ce qu'il y avait trouvé n'était pas à proprement parler un indice, mais la "vérité", et de regarder la deuxième étagère en partant du bas, à droite. Il y avait là onze bandes dessinées japonaises, "Akazukin Chacha".

"Qu'est ce que cela prouve ?"
"C'est le manga favori."
"Le manga favori...de qui ?"
"Le mien."
"..."
" ...Vous êtes américano-japonaise ?"

La jeune femme était de plus en plus désemparée.

" J'ai la double nationalité, mais mes parents sont tous les deux japonais et j'ai vécu au Japon jusqu'au lycée... Mais pourq...?"
" Dans ce cas, vous devriez connaître le manga culte de Ahayana Min."

Il commença en suite à lui expliquer à quel point il aimait également l'anime, et comme il commençait à entreprendre une longue description, elle décida qu'elle n'avait pas de temps à perdre et qu'elle devait lui demander d'en venir au fait... s'il y en avait un.

"Oui, je connais Akazukin Chacha, le manga et l'anime, mais je ne vois pas le rapport avec l'enquête..."
Il lui répondit qu'ils trouveraient bien le temps plus tard de débattre sur les merveilles de la version anime, puis lui demanda :
"Vous ne remarquez rien d'anormal ?"

Elle réalisa que les mangas étaient écrits en japonais. Mais après tout, si cet homme était un fan, il n'y avait rien d'exceptionnel à ce qu'il possède la série originale, ni qu'il sache parler japonais. L'Internet rendait par ailleurs très facile de commander des livres en provenance de l'étranger. Ryûzaki lui dit que ce n'était pas cela qu'elle était censée remarquer. Elle chercha encore mais ne trouva pas ce que le jeune homme avait trouvé.

Il avait remarqué que la collection n'était pas complète : sur 13 volumes, il n'y en avait que 11, il manquait les tomes 4 et 9. C'était là, selon lui, le message du meurtrier. Naomi lui dit qu'après tout, il pouvait très bien ne pas les avoir achetés, ou qu'il avait l'intention de les commander ; après tout, tout le monde ne lit pas les collections dans l'ordre. Ce n'était pas une preuve suffisante.

Il lui dit que c'était impossible, on ne pouvait pas ne pas lire cette série dans l'ordre. Naomi se demanda d'où lui venait cette obstination : il avait très bien pu les prêter à quelqu'un. Ce que Ryûzaki dénia également : "Personne au monde ne voudrait lire uniquement les tomes 4 et 9. Je serais prêt à parier ma confiture là-dessus."

"Ceci étant dit, si vous parlez de la confiture que vous venez de manger, on peut en trouver n'importe où pour cinq dollars, n'est-ce pas..."

Mais il insistait, et Naomi eut une brusque intuition. Elle demanda à Luxaky si par hasard il ne saurait pas combien de pages, environ, avait chaque livre. A son grand étonnement, il lui répondit sans hésiter 192 et 184 pages. Naomi fit le calcul : cela faisait un total de 376 pages. Elle commença à chercher avec Ryûzaki un livre qui aurait environ ce nombre de pages : ils ne tardèrent pas à trouver un livre "Not Enough Play" par Permit Winter, qui faisait exactement le nombre de pages requis.

Naomi feuilleta rapidement le livre et ne remarqua rien de spécial. Elle se demanda si c'était le meurtrier qui l'avait amené. Ou s'il venait d'une autre pièce de la maison. Et est-ce que les mangas appartenaient à Bridesmaid, ou si c'était également un coup monté par le tueur ?

Ryûzaki lui demanda le livre et commença à le lire d'une façon telle qu'elle imagina que L lisait exactement ainsi : il dévora presque quatre cent pages en moins de cinq minutes. Il lui dit qu'il n'y avait effectivement rien de suspect...sauf peut-être le nombre des pages. Naomi lui demanda les nombres romains qu'ils avaient relevés sur la victime, et fut à peine étonnée de l'entendre les réciter. Elle pensa alors que ces nombres devaient correspondre à des numéros de pages. Seulement... certains nombres étaient plus grands que 376.

Ryûzaki lui dit que cela ne signifiait pas que son raisonnement était faux : dans le cas de 476, il suffisait de retrancher 376, et cela signifierait de regarder la page 100. Il feuilleta rapidement le livre, et demanda à Naomi de relever le premier mot de chaque page dont le numéro correspondait.

Nombres romains :
16, 59, 1423, 159, 13, 7, 582, 724, 1001, 40, 51, 31
(dans le cas de 1423, on soustrait trois fois 376, ce qui donne 295)

Mots correspondants:
Quadratic, ukulele, tenacious, rabble, table, egg, arbiter, equable, thud, effect, elsewhere, name

Puis ils prirent la première lettre de chaque mot :

Q-U-T-R-T-E-A-E-T-E-E-N

Cela ressemblait beaucoup au nom de la seconde victime, mais quatre lettres ne correspondaient pas. Ryûzaki dit alors d'un ton légèrement abattu que dans la mesure où un tiers des lettres étaient fausses, ce n'était sans doute qu'une coïncidence, et pas le message de l'assassin, comme il l'avait cru. Misora fut sur le point de se dire la même chose, mais elle remarqua que toutes les lettres sui n'allaient pas correspondaient aux nombres supérieurs à 376. C'était donc leur façon de calculer qui n'était pas la bonne. Elle commença par "tenacious". Et pensa qu'ils auraient dû prendre non pas la première mais la quatrième lettre (376+376+376+295 = 4 nombres). La lettre correspondante était "A". Puis pour 582 –arbiter- cela aurait été la deuxième lettre, "R". Et ainsi de suite.

Q-U-A-R-T-E-R-Q-U-E-E-N

L'avertissement du tueur.

"Très bien, Misora-san. Une déduction parfaite. Vous avez fait bien mieux que moi, je ne peux pas rivaliser avec vous."

# Posté le samedi 14 avril 2007 04:51

Page 3 : Opposé (Hantai)

Mello ouvre le chapitre sur les difficultés que posent le fait d'être potentiellement à la tête de toutes les agences de polices du monde, et cela explique pourquoi L n'a jamais montré son visage à qui que ce soit, pour des raisons de sécurité élémentaire. Il compare cette façon de faire à la manière dont un pays cacherait un trésor inestimable. En 2002, l'intelligence de L équivalait à 5 organisations de détectives et 7 agences d'espionnage. Si qui que ce soit ayant quelque chose à se reprocher pouvait le localiser, alors il mettrait tout en ½uvre pour le tuer avant d'être lui-même attrapé. L n'avait pas spécialement peur, mais il souhaitait simplement se protéger lui-même. Se protéger lui-même c'était protéger, au moins un peu, la paix mondiale. L travaillait en conséquence par le biais d'autres personnes, en l'occurrence Naomi Misora, qui avait probablement conscience d'être le pion de L. Mello se demande aussi si Luxaky n'avait vraiment pas remarqué les lettres manquantes.
16 Août. Bien que Naomi aurait préféré se rendre sur-le-champ dans la maison de la seconde victime, elle avait des centaines de rapports à faire, et elle dut attendre le lendemain.

Cela faisait maintenant trois jours que la troisième victime était morte, et en se basant sur les nombres, elle supposait que la dernière victime mourrait le quatrième jour. Soit le lendemain. Elle ressentait horriblement qu'elle ne savait absolument pas comment elle pourrait l'éviter.

D'après les recherches de L, Ryûzaki avait été engagé par les familles des trois victimes pour enquêter. Ce qu'il lui avait dit étant vérifié, L demandait à Naomi de travailler avec lui. Elle se demanda ce qu'il avait vraiment réussi à trouver sur cet étrange jeune homme. Et ce qu'il en avait conclu.

A 10h, Naomi étant sortie marchait dans une rue déserte et sombre, quand quelqu'un tenta de l'attaquer par derrière. Elle sentait depuis quelque temps déjà que quelqu'un la suivait, et évita sans mal ce premier assaut, et tenta de frapper son agresseur, mais le manqua. Lorsqu'elle se retourna pour lui faire face, elle s'aperçut qu'il avait un couteau dans une main et une barre de fer dans l'autre, et qu'elle-même n'avait ni badge, ni menottes, ni pistolets. L'autre se jeta sur elle avec sa barre, elle tenta de le frapper, les deux manquèrent. Soudain, l'agresseur fit volte-face et s'enfuit. Naomi ne se sentait pas la force de courir, ni de faire la connaissance de sa barre de fer, aussi
abandonna-t-elle la poursuite.

Elle sentait que cette agression avait un rapport avec l'affaire BB, et elle tenta de joindre L, sans résultat. Elle décida d'appeler Raye, tant pour avoir son avis que pour entendre le réconfort de sa voix.

Après avoir couru un certain temps, l'agresseur se retourna pour vérifier que Misora ne l'avait pas suivi. Il sauta dans une voiture qu'il avait laissée en marche, et déposa tous les objets pouvant être des preuves contre lui dans la boîte à gants, puis abandonna la voiture, ce qui ne lui coûta en rien, puisqu'il l'avait volée. Il n'avait pas attaqué la jeune femme pour la tuer, sinon elle serait morte, mais pour la tester. Il savait qu'elle ne mourrait pas, qu'elle éviterait ses attaques. Il félicita mentalement L d'avoir un pion de cette valeur sous sa direction. Puis l'agresseur s'éloigna, avec un sourire à donner la chair de poule. Le coupable de toute cette affaire, Beyond Birthday.

Ryûzaki attendait Misora dans l'appartement où vivait Quarter Queen. Il la blâma tout d'abord d'arriver si tard, mais la félicita en apprenant l'agression. Il lui dit qu'il était en train de vérifier les tiroirs, mais elle l'avait trouvé occupé à observer le tiroir des sous-vêtements de la victime. Elle ne put s'empêcher de penser qu'il ressemblait plus à un pédophile qu'à un détective.

Misora jeta un coup d'½il à la chambre. Elle était plus petite que celle de Bridesmaid, faite pour une collégienne. La mère de Quarter avait déménagé, retournant chez ses parents, ne pouvant supporter d'habiter là. Ryûzaki lui dit qu'entre-temps il avait réuni le maximum d'informations intéressantes par différentes personnes, dont la plupart étaient déjà dans le rapport de police. La mère était en voyage au moment du drame, et le corps avait été découvert par un étudiant qui habitait à côté. La mère n'avait donc vu sa fille qu'à la morgue.

Misora observa les murs, là où se trouvaient les poupées. Ryûzaki pour sa part se remit à explorer la pièce à quatre pattes. Contrairement à la chambre de Bridesmaid, il y avait beaucoup de meubles là, étant donné que deux personnes y habitaient. La jeune femme était certaine que le tueur avait laissé un message. Elle vérifia la porte, qui était, tout comme dans le premier cas pourvue d'une chaîne. Elle demanda à Luxaky s'il y avait une manière d'ouvrir la porte, mais il lui répondit que non, à moins d'avoir une clé. Elle pensa à un système avec un fil et une aiguille, comme on en voit dans les romans policiers, mais il lui affirma qu'une telle ruse n'aurait pas d'effet sur cette porte.

Ils discutèrent en cherchant à savoir comment le meurtrier avait créé une "chambre close" et pour quelle raison. Misora pensait que c'était juste pour s'amuser, mais Ryûzaki contestait : pourquoi ? Ils n'avaient pas trouvé le lien entre les victimes, et ne pouvaient donc pas trouver la réponse.
Misora sortit la photo de la seconde victime de son sac. La fille blonde à lunettes gisait face contre terre, blessée à l'arrière de la tête. Ses yeux avaient été frappés après sa mort, comme pour les blessures de Bridesmaid. Misora se demanda quel genre de sadique pouvait commettre un tel crime.

"Quelle horreur... Tuer un enfant..."
"Tuer une personne adulte est tout aussi horrible, Misora-san. Tuer est toujours horrible."

Ryûzaki avait fini de contrôler l'appartement, et annonça qu'il n'y avait plus rien qui eût une valeur monétaire. Misora est plutôt déconcertée : pourquoi cherchait-il de l'argent ? Il lui répondit que s'il y avait eu vol, cela aurait pu créer un lien entre les victimes. Il suggéra ensuite qu'ils fassent une pause et prennent un café.

Ryûzaki partit dans la cuisine, et Misora s'assit, en se demandant s'il avait encore amené de la confiture. Il revint avec deux tasses sur un plateau, qu'il disposa sur la table, et s'accroupit sur sa chaise.

"Vous en voulez, Naomi-san ?"
"Oui, volontiers, merci."
La jeune femme porta la tasse à ses lèvres, avala une gorgée... et la recracha en s'étouffant à moitié.
"...Ce n'est pas très bon pour l'image d'une jeune femme aussi belle que vous de recracher son café comme ça..."
"CE...CE TRUC NE PEUT PAS ETRE DU CAFE !! C'est du poison !!!"
"Ce n'est pas du poison. C'est du sucre."
Regardant sa tasse, Naomi s'aperçut qu'il y avait probablement plus de sucre que de café.
"J'avais l'impression d'avaler de la boue..."
"Pour autant que je sache, la boue n'a pas ce goût sucré."
"De la boue sucrée, alors."

Misora regarda avec ahurissement Ryûzaki vider sa tasse, et nota que son café aussi était saturé de sucre. Il y avait dans se bouche un goût immonde qui refusait de disparaître.

Une fois qu'il eut fini, Naomi lui posa des questions à propos du "lien", étant donné qu'i lui avait dit avoir pensé à quelque chose qui pouvait être intéressant. Les initiales des prénoms et noms des victimes étaient semblables. Believe Bridesmaid, Quarter Queen, Backyard Bottomslash donnaient BB, QQ, BB. Misora fut un peu désappointée : n'importe qui aurait remarqué cela. De plus, cela ne suffirait certainement pas à trouver la quatrième victime.

D'ailleurs, lui dit-elle, lui-même avait des initiales correspondantes : Ruee Ryûzaki, RR. "Oh. Je n'avais pas remarqué" lui répondit-il. Elle se sentit stupide de s'être attendu à quelque chose d'important. Elle se dit qu'il y avait forcément ici quelque chose qui aurait un rapport avec la troisième victime, quelque chose qui indiquerait soit son nom, soit son adresse. Elle repensa à "quelque chose qui devrait être là mais qui n'y est plus", et espéra qu'il y avait quelque chose de ce type dans l'appartement.

Ryûzaki suggéra que, comme le temps pressait, ils feraient mieux de se rendre directement à la maison où était morte la troisième victime, mais Misora rétorqua qu'ils pouvaient trouver ici un élément qui pourrait peut-être les aider à éviter le dernier meurtre. Ryûzaki lui proposa de se séparer pour aller plus vite : elle resterait là pendant qu'il chercherait dans la maison de Backyard Bottomslash.

Elle sortit de son sac le dossier contenant toutes les informations sur la troisième victime, et lui montra les photographies prises sur place. C'était un spectacle peu ragoûtant, et d'un rare sinistre. La victime était étendue sur le dos, dans un bain de sang, horriblement mutilée : sa jambe droite et son bras gauche étaient coupés. D'après le rapport, la jambe avait été laissée dans la salle de bain, mais le bras demeurait introuvable.

Naomi lui dit qu'elle allait passer l'après-midi dans l'appartement. Ryûzaki approuva, et mentionna au passage un album photo dans l'une des pièces, dans lequel elle pourrait éventuellement trouver quelque chose. La jeune femme profita de l'occasion pour aller dans la salle de bain et se rincer consciencieusement la bouche. Elle se demanda si elle devait appeler L, mais craignait que dans un si petit appartement, la conversation pourrait être entendue par Ryûzaki s'il restait derrière la porte.

Elle fixa son reflet, et pensa longuement aux lettres, et à L. Personne n'avait jamais vu L. "Quand il se regarde dans le miroir, est-ce que lui-même sait qui il est ?". Puis par association de pensées, le mot miroir lui fit penser à d'autres choses, comme "opposé". Soudain une lumière se fit. Elle jaillit de la salle de bain et se précipita vers Ryûzaki. Il lui demanda ce qui n'allait pas et elle demanda à voir les photos des scènes de crime.
Elle aligna les trois images devant eux.
"Là. Vous ne voyez rien d'étrange ?"
"Ils sont morts. C'est déjà étrange."
"...Il n'y a rien de bizarre à ce qu'ils soient morts..."
"Oooh, c'est un sujet assez philosophique."
"Ne changez pas le sujet, s'il vous plaît..."

Elle lui montra que les visages de Bridesmaid et Bottomslash étaient tournés vers le sol, seule Queen avait été tournée vers le ciel.

Ryûzaki lui demanda de le laisser y réfléchir, et ajouta qu'elle devrait s'asseoir comme lui. "Vos capacités de déductions en seraient augmentées de 40%. S'il vous plaît, essayez." Elle tenta de refuser, mais finit par céder : elle n'avait pas le temps de discuter et cela pourrait l'aider à se relaxer. Et c'était toujours mieux que de se traîner par terre. Elle ne tarda pas à regretter ce choix.

Repensant à Quarter Queen, qui se détachait des autres, par sa position comme par ses initiales, elle pensa que cela pourrait fort bien être le lien. Ryûzaki se demandait si ce n'était pas un accident, si elle n'avait pas été tuée à la place de quelqu'un dont les initiales seraient BB, mais il se corrigea : l'indice trouvé chez Bridesmaid ne laissait aucun doute quant à son identité.
9 jours, 4 jours, 9jours, BB, QQ, BB, Face vers le sol, face vers le ciel, face vers le sol, même si les causes de décès étaient différentes.
Naomi nota soudain que, en minuscule, les lettres B et Q étaient semblables, inversées : b, q.

Cependant, Ryûzaki pensait que son raisonnement avait moins de 30% de chances de se vérifier, puisque les initiales s'écrivent toujours en majuscule. Elle commençait à penser qu'elle avait tort, quand elle entendit Ryûzaki noter à quel point il était cruel de tuer un "enfant". Elle se rappela qu'il avait pourtant dit qu'adulte ou enfant revenaient au même, mais se focalisa sur "enfant", puis sur "petit" enfant.

Elle conclut alors que les minuscules marcheraient dans ce cas : il a choisi un enfant, et parce que c'est un "enfant" un "petit", ses initiales peuvent êtres écrites en petit. Et c'est pour cela qu'elle n'est pas tournée comme les autres : comme ses initiales, elle est "inversée'' !

# Posté le samedi 14 avril 2007 04:53